1. Comment l'offre est comparée à l'estimation
Chaque consultation s'appuie sur une estimation administrative du coût des prestations, établie par le maître d'ouvrage. L'offre financière de chaque candidat est rapportée à cette estimation : - au-dessous d'un seuil fixé par le décret, l'offre est présumée anormalement basse ; - au-dessus d'un autre seuil, elle est excessive.
Les seuils dépendent de la nature du marché (travaux, fournitures, services) ; le règlement de consultation les rappelle. Si l'estimation elle-même est sous-évaluée, plusieurs candidats peuvent tomber sous le seuil : c'est à la commission d'en tirer les conséquences, pas au soumissionnaire de renoncer.
2. Construire un mémoire de justification
À réception de la demande écrite de la commission, le délai de réponse est court. Le mémoire doit démontrer, pièces à l'appui, que le prix est tenable : 1. Devis et attestations de fournisseurs justifiant un prix d'achat ou une remise sur volume ; 2. Décomposition des frais généraux et amortissement du matériel déjà en parc ; 3. Organisation du chantier ou de la prestation : méthode, cadences, moyens propres ; 4. Charges sociales réelles intégrées au coût horaire de la main-d'œuvre.
Un argument général (« notre productivité est supérieure ») sans pièce n'emporte pas la conviction d'une commission.
Une rémunération du personnel inférieure au minimum légal, des charges sociales omises ou des devis non datés rendent l'offre indéfendable.
Pièges Éliminatoires & Vices de Forme en Commission
- Répondre à la commission sans pièces justificatives (devis, factures proforma, planning de moyens).
- Omettre les charges sociales CNSS dans le coût unitaire de la main-d'œuvre.
- Dépasser le délai de réponse fixé dans la lettre de la commission.